BENONCES et ONGLAS
 

Site nucléaire de Creys Malville : où en est on ?

Assujetti au plan Vigipirate, le site nucléaire n'est pas autorisé aux visites pour le grand public. Pourtant, expliquer ce qui s'y passe est une volonté forte de Jean Pierre Thomas, le directeur. Un patron qui entend faire comprendre, au plus grand nombre, les objectifs qui sont les siens en matière, d'environnement, de sécurité et de sûreté. Et qui entend également, garder le contact avec les élus proches (notamment les communes concernées par la dernière enquête publique de 2004 pour l'obtention des deux décrets de démantèlement du site) surtout que les conseils municipaux viennent d'être, en grande partie, renouvelés. Depuis quelques semaines, un contact direct avec ces élus a été élaboré grâce à différents réunions sur le site et les maires et conseillers ont la primeur de connaître ainsi toutes les activités techniques concernant cette déconstruction qui s'étalera jusqu'en 2026. Le chantier le plus important actuellement concerne la mise en œuvre des essais de l'installation qui servira à transformer les 5 500 tonnes de sodium en soude, en opération continue, puis à fabriquer du béton en incorporant la soude produite. Des blocs de 1 m3 de béton (contenant l'équivalent de 150 kgs de sodium) et qui seront entreposés temporairement sur le site dans un local prévu à cet effet. Le démarrage de cette installation étant conditionné au bon déroulement de ces essais et surtout à l'autorisation délivrée par l'autorité de sûreté. Son réel fonctionnement devant être opérationnel mi 2009. Ce sodium sera traité grâce à un procédé industriel éprouvé et développé par le C.E.A. (commissariat à l'énergie atomique) et qui a été couronné de réussite d'utilisation à Dounreay, en Ecosse. A noter que ces déchets « béton »entreposés sont à radio - activité à vie courte et sans danger pour l'environnement. Par ailleurs, il faut noter que les 600 assemblages combustibles issus du cœur du réacteur et le combustible neuf (deuxième cœur initialement prévu) restent entreposés dans l'atelier pour l'évacuation du combustible et constituent une réserve énergétique pour d'autres réacteurs du même type.

 

salvatore monte

Dauphiné Libéré

Jean Pierre Thomas, (à gauche), le directeur du site de Creys Malville, a reçu, les élus de Creys Mépieu et Bénonces (Ain).

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